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L’Histoire de l’École de Musique Allegria

Par Agnès, Créatrice d’Allegria et Directrice de l’École de Musique

En créant Allegria, j’avais pour projet principal d’y instaurer une école de musique qui soit source de joie, de partage et de… musique ! En effet, dans mon parcours d’apprentie pianiste, tant dans des cours privés que dans ceux du Conservatoire Régional ou de l’École Normale de Musique à Paris, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler de musique.

La musique, celle qui parle à l’âme, celle qui fait monter les larmes aux yeux, celle qui donne envie de se lever et de danser, la musique quoi ! Il n’était question que de technique, de par cœur, de reproches à la moindre fausse note impitoyablement marquée d’un cercle rouge sur la partition… Quant aux cours de solfège, demandez à un élève d’un conservatoire lambda s’il y fait de la musique, il vous regardera avec des yeux ronds.

J’ai dû trouver toute seule le chemin vers ce pourquoi je m’acharnais avec constance à mon piano, soit ressentir la grandeur et les frissons de l’émotion musicale, scotchant parfois mes professeurs qui n’en demandaient manifestement pas tant. Cet apprentissage ardu et autonome a fait naître en moi le désir profond de transmettre ma chère musique autrement : je savais ce que je ne voulais pas faire, j’avais à donner forme à mes découvertes intimes.

Je me suis donc formée, dès mon bac en poche, aux nouvelles pédagogies (Martenot, Orff, Wilhems…) ainsi qu’à une communication respectueuse et efficace (Gordon, Communication Non Violente…). Après deux décennies de professorat où j’employais diverses méthodes dont aucune ne convenait à mon idéal, j’ai créé ma propre méthode de piano, en rêvant de créer toute une école basée sur les valeurs qui ont soutenu son élaboration : joie de la musique, apprentissage sensoriel et pédagogie positive.

… et voilà qu’ Allegria me tombe dans les bras ! (voir l’histoire d’Allegria).
Après les deux premières années consacrées aux travaux d’aménagement, j’ai pu m’occuper de construire les studios isolés phoniquement, car il était indispensable que le cours de yoga ou de Qi kong côtoie celui de piano ou de percussions sans aucune gêne.

Des musiciens pleins d’enthousiasme et de professionnalisme se sont présentés d’eux-mêmes, qui ont correspondu à l’esprit de mon rêve d’école de musique. Certains sont parfois difficile à attraper pour caler des réunions, ils sont en concert par monts et par vaux ou en répétition… c’est pour la bonne cause ! Cette pratique assidue de la musique en groupe les rend particulièrement sensibles à une transmission éclairée auprès de leurs élèves.

Quant au solfège Allegria, une petite élève que j’avais en piano m’a avoué avoir pleuré de déception le jour où j’ai dû annuler le cours, terrassée par la grippe. Ces larmes d’enfant m’ont ravie !

L’école de musique entame maintenant sa deuxième année d’existence. Les professeurs et moi formons une bonne équipe, soudée autour de la musique vivante et de la joie de partager.

26 ans 4
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Agnès au piano
Farah 2 800
Kushi yan 1
Agnes Piano